La paix ne se décrète pas : elle se construit, pas à pas, avec des garanties réelles !

Ce soir, à la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron va reconnaître, d’un geste théâtral, un État sans frontières stabilisées, sans autorité unifiée.

Mauvaise idée. Mauvais moment. Mauvais signal. La paix ne se décrète pas : elle se construit, pas à pas, avec des garanties réelles.

Une reconnaissance unilatérale, ici et maintenant, c’est récompenser la logique du fait accompli, dévaluer la négociation, braquer nos alliés.

Ce n’est pas de la diplomatie ; c’est de la gesticulation. Une mauvaise affaire pour la France. Une mauvaise affaire pour la paix et pour le monde.

Sur la forme, l’absurde culmine quand Olivier Faure invite les mairies à pavoiser aux couleurs palestiniennes. Non. Nos mairies ne sont pas des estrades partisanes. Elles ne connaissent qu’un drapeau, le Tricolore. La neutralité républicaine n’est pas négociable : communautariser les façades publiques, c’est importer la discorde au cœur de la Cité.

La ligne juste ? La France d’abord, et la paix d’abord. Pas de reconnaissance sans conditions vérifiables : libération des otages, garanties de sécurité pour Israël, désarmement des factions, restauration d’une autorité palestinienne responsable et unifiée.

Et qu’on n’oublie pas le contexte national : l’antisémitisme prospère dans nos rues, il empoisonne nos écoles, il fracture nos quartiers. Dans ce climat délétère, brandir à la hâte le drapeau palestinien, c’est jeter de l’huile sur l’incendie. La République n’a pas vocation à enflammer ses quartiers pour briller dix minutes à l’ONU.

Qu’on cesse les feux d’artifice diplomatiques. Parler clair, agir ferme, conditionner tout.

Pas maintenant. Pas comme ça.

La France d’abord, l’ordre d’abord, la paix véritable, enfin !