Lors de la journée de niche parlementaire du groupe Droite républicaine, le 22 janvier, l’Assemblée nationale aurait dû débattre d’un sujet attendu, concret et profondément ancré dans les territoires : le travail, et en particulier la situation des artisans boulangers et fleuristes, confrontés à une insécurité juridique devenue insupportable.
Ce débat n’a malheureusement pas pu avoir lieu.
Par une stratégie d’obstruction assumée, les groupes La France insoumise et Les Écologistes ont empêché l’examen d’un texte pourtant largement soutenu par les artisans, leurs salariés et les élus de terrain. Ce faisant, ils ont privé la représentation nationale d’un débat de fond, demandé avec force par ceux qui travaillent, qui forment, qui font vivre nos centres-villes et nos villages.
Cette attitude est incompréhensible et profondément irresponsable. Elle nie la réalité vécue par des milliers de professionnels, notamment les boulangers, dont certains, au cœur de ma circonscription ont été contrôlés, et poursuivis pour avoir simplement ouvert leur commerce le 1er mai, avant d’être finalement relaxés par la justice. Elle méprise aussi le dialogue social, puisque le texte proposait un cadre strictement encadré, fondé sur le volontariat des salariés et une rémunération doublée.
Empêcher ce débat, c’est refuser de voir que la boulangerie artisanale n’est pas un commerce comme les autres. Chaque jour, 12 millions de Français franchissent la porte d’une boulangerie. Dans de nombreuses communes, elle est le dernier commerce ouvert, le cœur battant du village, un service de proximité essentiel. C’est aussi une réalité économique : l’ouverture le 1er mai peut représenter jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mensuel, un enjeu vital pour une profession fragilisée notamment par la hausse des coûts de l’énergie.
À force d’idéologie et de postures, certains ont préféré bloquer le débat plutôt que d’écouter les artisans. La Droite républicaine, elle, continuera de porter la voix du travail, du bon sens et des territoires. Le 1er mai doit rester un jour chômé, mais ceux qui veulent travailler doivent pouvoir le faire, dans un cadre clair, juste et sécurisé.
La boulangerie, c’est la France. Le pain, c’est un symbole de notre patrimoine.
Je me battrai pour que ce débat ait enfin lieu au sein de notre Assemblée.
Véronique BESSE
Député de la Vendée
